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    25 May

    Charles Péguy

     


    Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se
    passe et qu'ils croient que demain ça ira mieux.
    qu'ils voient comme ça se passe aujourd'hui et qu'ils
    croient qua ça ira mieux demain matin.
    Ça c'est étonnant et c'est bien la plus grande mer-
    -veille de notre grâce.
    Et j'en suis étonné moi-même.
    Et il faut que ma grâce soit en effet d'une force
    incroyable.
    Et qu'elle coule d'une source et comme un fleuve
    inépuisable.
    Depuis la première fois qu'elle coula et depuis
    toujours qu'elle coule.
    Dans ma création naturelle et surnaturelle.
    Dans ma création spirituelle et charnelle et encore
    spirituelle.
    Dans ma création éternelle et temporelle et encore
    éternelle.
    Mortelle et immortelle.
    Et cette fois, oh cette fois, depuis cette fois qu'elle
    coula, comme un fleuve de sang, du flanc percé de
    mon fils.
    Quelle ne faut-il pas que soient ma grâce et la force
    de ma grâce pour que cette petite espérance,
    vacillante au souffle du péché, tremblante à tous
    les vents, anxieuse au moindre souffle,
    soit aussi invariable, se tienne aussi fidèle, aussi
    droite, aussi pure; et aussi invincible, et immortelle, et
    impossible à éteindre; que cette petite flamme du
    sanctuaire.
    Qui brûle éternellement dans la lampe fidèle.
    Une flamme tremblotante a traversé l'épaisseur
    des mondes.
    Une flamme vacillante a traversé l'épaisseur des
    temps.
    Une flamme anxieuse a traversé l'épaisseur des
    nuits.
    Depuis cette première fois que ma grâce a coulé
    pour la création du monde.
    Depuis toujours que ma grâce coule pour la conser-
    -vation du monde.
    Depuis cette fois que le sang de mon fils a coulé
    pour le salut du monde.
    Une flamme impossible à atteindre, impossible à
    éteindre au souffle de la mort.


    Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance.
    Et je n'en reviens pas.
    Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout.
    Cette petite fille espérance.
    Immortelle.

    Car mes trois vertus, dit Dieu.
    Les trois vertus mes créatures.
    Mes filles mes enfants.
    Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
    De la race des hommes.
    La Foi est une Épouse fidèle.
    La Charité est une Mère.
    Une mère ardente, pleine de coeur.
    Ou une soeur aînée qui est comme une mère.
    L'Espérance est une petite fille de rien du tout.
    Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année
    dernière.
    Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
    Avec ses petits sapins en bois d'Allemagne couverts
    de givre peint.
    Et avec son boeuf et son âne en bois d'Allemagne.
    Peints.
    Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne
    mangent pas.
    Puisqu'elles sont en bois.
    C'est cette petite fille pourtant qui traversera les
    mondes.
    Cette petite fille de rien du tout.
    Elle seule, portant les autres, qui traversera les
    mondes révolus.


    Comme l'étoile a conduit les trois rois du fin fond
    de l'Orient.
    Vers le berceau de mon fils.
    Ainsi une flamme tremblante.
    Elle seule conduira les Vertus et le Mondes.

    Une flamme percera des ténèbres éternelles.

    21 May

    un Amour Eternel

     
    un Amour Eternel,
     
    « Son âme se sentant seule chercha en tous ceux qui l'approchèrent
    l'autre âme qui compléterait le vide existant.
    En elle vivait un monde que peu comprenaient,
     en elle vivait le rêve de ce monde qui n'existe que dans le rêve
    de ceux qui un jour y ont vécu et le cherchent, cherchent le chemin de retour.
    Elle cherchait toujours et encore ici et ailleurs, en Dieu et en tous, la voie qui serait celle de son coeur, celle de sa vie.
    Elle parcourut les terres et le ciel, elle alla chercher dans des terres étrangères et
    dans ce qui n'existe même pas, elle alla jusqu'au bout de ses entrailles chercher ce qui manquait.
    De port en port, sans attaches réelles, elle naviguait avec l'espoir d'un jour retrouver
    ce qu'elle était venue trouver sans chercher.
    Alors un jour sans vouloir, sans chercher, elle trouva ce pourquoi elle était venue...
    et de cette rencontre un nouvel être se créa, un être qui vivra pour toujours,
    avec en lui cet amour retrouvé :
    l'amour naissant, l'amour principe et fin de tout, l'amour éternel en Dieu et en l'homme.

    D'une âme naissant un monde qui compléta un autre monde créé dans une autre âme.
    Ce monde créé par eux n'est autre que le monde de vos rêves,
    celui dont vous n'osez même plus espérer.
    Pourtant je vous le dis, il existe, il existe bel et bien.
    Dans ce monde rien n'est impossible, rien n'est illusion, rien n'est faux.
    Il est un monde créé par amour,
     vivant dans l'amour et puisant son énergie dans ce sentiment unique et absolu d'éternité.
    Pourquoi éternité ?
    Parce que seul l'amour vrai résiste aux tempêtes du temps et rend possible par-delà les limites,
    les siècles et les mondes la continuité et évolution d'un amour
     un jour inventé par un qui décida faire deux pour créer ainsi l'union de l'esprit.
    De un Dieu en fit deux pour que le tout se réalise et qu'un jour le tout redevienne un.
    Un est l'unité, l'essence retrouvée et l'origine complétée.
    Un c'est la vie créatrice de tout et tout redevient un.
    Le cycle éternel de Un en Tout et Tout en Un !
    La morale de l'histoire ?
    Au fin fond de la mémoire de cette âme perdue dans la mer de la vie,
     le souvenir de l'absence, du manque et de ce qui n'est pas en entier revient.
    Alors elle sait qu'elle doit chercher toujours ce qui a été un jour.
    En cet âme l'histoire est gravée, les souvenirs reviennent.
    Il est temps qu'elle se réveille ici et maintenant pour que l'histoire de l'amour
    transmise à l'homme soit pour aujourd'hui et toujours l'espoir d'un amour qui un temps vu le jour.
    Un amour retrouvé et à jamais consommé... il n'a ni début ni fin, il n'a ni milieu ni point, il est tout en un.
    Plus tard reviendra l'histoire de cet amour qu'un jour vu le jour pour toi et pour moi.
    Patience, le temps viendra... »
     
     
     
     
     
     
     
     
    16 May

    l'espérance

     
     
    L'espérance

    Ce qui m’étonne dit Dieu, c’est l’espérance.

    Et je n’en reviens pas.

    Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.

    Cette petite fille espérance.

    Immortelle.

    C’est elle, cette petite, qui entraîne tout.

    Car la foi ne voit que ce qui est.

    Et elle, elle voit ce qui sera.

    La Charité n’aime que ce qui est.

    Et elle, elle aime ce qui sera.

    L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera.

    Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera.

    Dans le futur du temps et de l’éternité.

    Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.

    Sur la route montante.

    Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs,

    Qui se tiennent par la main,

    La petite espérance,

    S’avance.

    Et au milieu entre ses deux grandes sœurs, elle a l’air de se laisser traîner.

    Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher.

    Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle.

    Et en réalité, c’est elle qui fait marcher les deux autres.

    Et qui les traîne,

    Et qui fait marcher tout le monde.

    Et qui le traîne



    - auteur inconnu

     

    14 May

    merci mon âme

     
    Je ne sais pas de quoi
    est fait demain alors ;
    merci mon âme
    de m'avoir fait gouter
    au bonheur divin.
     
    si j'ai un seul regret c'est
    de n'avoir pas pu exaucer ton rêve
    de bonheur partagé
    que tu avais dessiné pour moi.
     
    merci à toi , mon âme
    de m'avoir tjrs accompagnée
    dans la joie, comme dans la peine,
    j'ai aimé si fort
    que mon coeur en porte encore la trace,
    et si ca devais s'arrêter demain,
    je sais que j'aurais été fidèle à mon moi profond.
     
    merci mon âme pour tout ce que tu as fait pour moi.
    je t'aime à l'infini.
     
     
     
     
     
    13 May

    un coeur de cristal

     
    un coeur de cristal est un coeur taillé, poli et lissé par l'Amour Universel
     pour devenir un diamant scintillant .
    Exposé au soleil de l'Amour et de La Lumière Eternelle,
    il réagira comme un prisme et étincellera de mille feux.
     
     
    09 May

    la Sainte famille

     

    De cette vie humble et modeste, de cette vie sainte, nous connaissons en Joseph la source profonde :

    la vie intérieure qui unifie l’existence trop souvent morcelée et tiraillée entre des exigences multiples,

     la vie intérieure menée dans l’intimité immédiate de Jésus et Marie.

    Et nous nous savons appelés nous aussi à une vie intérieure de qualité qui unifie notre existence.

    Qu’en est-il de notre vie intérieure dans notre existence morcelée,

    qu’en est-il de notre prière qui ouvre le cœur à l’amour de Dieu ainsi qu’à l’amour de nos frères?

    Saint Joseph a consacré, comme Marie, la totalité de son affection et de ses forces au seul service du dessein de Dieu.

     Ce dessein de Dieu, ce n’est pas lui, Joseph, qui l’a conçu en demandant ensuite au Seigneur de bien vouloir l’approuver…

    Ce dessein, il l’a reçu dans la foi. Il a répondu « oui » à la mission que le Seigneur lui confiait :

     exercer les responsabilités d’un père terrestre à l’égard du Fils de Marie.

    Son avenir tel qu’il l’envisageait, sa vocation à l’amour conjugal et familial,

     il les a transformés en une offrande de tout lui-même, de ses forces et de son cœur,

    au service du Messie Sauveur, Fils du Très-Haut, Dieu-avec-nous.

    Quel exemple pour nous qui sommes parfois tellement déroutés dans notre existence

     et qui hésitons à accepter les événements, les interrogations que nous n’avons pas prévues !

    Le oui de Joseph n’a pas été le oui d’un seul instant.

    Il s’est développé au fil des années, dans sa vie familiale, dans sa vie de travail.

    L’artisan de Nazareth, selon une expression de Jean-Paul II, a pratiqué le travail comme expression de l’amour …

    Et nous, que dirions-nous de nos activités professionnelles ? de nos activités sociales ?

    Quant à la sainte famille, unique en son genre par le mystère dont elle était dépositaire,

     n’est-elle pas le modèle de toutes les familles appelées à imprégner leur vie de l’élan de l’amour répandu en nos cœurs par l’Esprit Saint,

     l’amour qui nous fait dire à Dieu : notre Père et qui nous fait vivre en frères ?

     

     

    05 May

    Chris Saint James

     
    Aimer.......
    Le plus dur quand on aime ?
    Laisser à l'autre la responsabilité de ses souffrances,
     l'écouter sagement quand il le demande
     sans devenir pour autant une éponge imbibée
     par ses tracas ni le laisser se vautrer dans ses peines.
     Et lui donner à chaque instant la chance d'être différent de ce que l'on croit savoir de lui.
     
     
     
     
    04 May

    le myosotis

    Différents surnoms

    Parmi les noms communs on trouve grémillet, scorpione, herbe d'amour, oreille-de-souris.

    Ce dernier nom est d'ailleurs le sens du mot myosotis en grec, et correspond donc à l'origine étymologique du nom.

    Mais le myosotis est surtout surnommé par des phrases poétiques amoureuses :

    aimez-moi, souvenez-vous-de-moi, plus je vous vois, plus je vous aime, pensez à moi et le plus utilisé : ne m'oubliez pas

    Selon une légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d'une rivière.

    Il se pencha pour lui cueillir une fleur, mais perdit l'équilibre à cause de son armure et tomba à l'eau.

    Alors qu'il se noyait, il lança la fleur vers sa dame en criant « Ne m'oubliez pas ! »

    Cette phrase pour désigner la fleur est d'ailleurs restée en allemand (das Vergissmeinnicht

     le mot vient de l'ancien allemand vergiss mein nicht, on dit aujourd'hui vergiss mich nicht),

    en anglais (forget-me-not), en espagnol (no-me-olvides), en italien (nontiscordardime),

    en polonais (niezapominajki) et dans beaucoup d'autres langues (danois, néerlandais, roumain, etc.).

     

    Emblèmes et symboles

     

    Le myosotis est aussi devenu le symbole de la Société Alzheimer.

    Il symbolise la perte de mémoire, l'un des symptômes de la maladie d'Alzheimer,

    et nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette maladie et leurs aidants.

    Il est aussi le symbole de la "Journée Internationale des Enfants Disparus",

    fixée au 25 MAI (proclamée en 1983 par le Président des États-Unis d'Amérique).

    Depuis 2002, Child Focus (Fondation Belge pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités,

    Membre de Missing Children Europe) relaye et organise, chaque année, cette journée.

     A cette occasion, en Belgique, des myosotis sous forme de broches ou d'autocollants,

    et des sachets de graines de cette petite fleur bleue sont distribués gratuitement à la population,

    grâce aux volontaires qui les déposent dans une multitude de petits commerces.

     Le but est d'encourager la population à penser à tous les enfants portés disparus dans le monde et

    répandre un message d'espoir et de solidarité envers les parents qui sont sans nouvelles de leur enfant.

     

    tour d'ivoire

     
    « Tour d'ivoire. »

    On dit couramment « s'enfermer dans sa tour d'ivoire »,

     surtout en parlant des artistes et des poètes,

    ce qui signifie se retirer loin des bruits du monde,

    dans un séjour idéal, au fond d'un abri mystérieux sculpté dans une matière rare,

     pour y savourer en paix les exquises douceurs de la rêverie et de l'étude.

     

    « Tour d'ivoire » (Turris eburnea) est aussi,

     mais avec un sens très différent,

    une image fort ancienne qui appartient à la phraséologie liturgique.

    C'est une des formules de vénération employées dans les litanies de la Vierge,

    en souvenir de ce verset du Cantique des cantiques (chap. VII, v. 4) :

    « Votre cou est comme une tour d'ivoire. »

     

    Chapitre 7

    1 Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince ! Les contours de tes hanches sont comme des joyaux, ouvrage des mains d’un artiste.
    2 Ton nombril est une coupe arrondie, où le vin aromatique ne manque pas ; ton ventre, un tas de froment, entouré de lis.
    3 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle.
    4 Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les étangs [qui sont] à Hesbon, vers la porte de Bath-Rabbim ; ton nez est comme la tour du Liban, qui regarde vers Damas ;
    5 ta tête, sur toi, comme le Carmel, et les cheveux de ta tête comme la pourpre. Un roi est enchaîné par [tes] boucles.
    6 Que tu es belle, et que tu es agréable, mon amour, dans tes délices !
    7 Ta taille ressemble à un palmier, et tes seins à des grappes.
    8 J’ai dit : Je monterai sur le palmier, je saisirai ses rameaux ; et que tes seins soient comme les grappes de la vigne, et le parfum de ton nez comme des pommes,
    9 et ton palais comme le bon vin,.... *
    - v. 9 : la Sulamithe interrompt ici.
    Qui coule aisément pour mon bien-aimé, [et] qui glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment.
    10 Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi.
    11 - Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit dans les villages.
    12 Nous nous lèverons dès le matin, [pour aller] aux vignes ; nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers s’épanouissent : là je te donnerai mes amours.
    13 Les mandragores donnent [leur] parfum ; et à nos portes il y a tous les fruits exquis, nouveaux et anciens : mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi !

     

    01 May

    comme un arbre

     
    Comme un arbre le fait à chaque saison,
    je transforme mon ancien "moi" à chaque étape de mon évolution,,
    au printemps c'est le renouveau,
    le nouveau "moi" qui émerge,
    avec ses nouvelles racines,
    ses nouvelles fleurs,
    et son nouveau parfum,
    l'été, je récolte mes nouveaux fruits,
    l'automne me permet de lacher
    tout ce qui dois partir,
    et l'hiver sous la couverture de la neige,
    profondément dans la terre,
    je me fais de nouvelles ramifications,
    pour de nouvelles semences.
     
     
    comme la sève pour l'arbre,
    la vie monte de mes racines les plus profondes
    jusqu'au sommet de mon être.
     
     
    Comme l'arbre, je suis née d'une semence,
    je gagne en solidité et en force
    selon mes racines.